vendredi 26 juillet 2013

Un zoo en hiver


On ne présente plus Jiro Taniguchi, maître incontesté Mangaka (et surtout très médiatisé en France après le succès de Quartier lointain).
Lors d'une petite soirée chez un ami fan absolu du Japon, je n'ai pas pu résister à l'envie de fureter dans sa bibliothèque (qui ne regarde pas la bibliothèque des autres me jette la première pierre!!) et d'ouvrir ce manga (et de le commencer sur place.... bonjour la fille sociable... heureusement que c'est un super ami) et de l'embarquer chez moi pour le finir.
Un zoo en hiver raconte l'histoire d'un jeune homme, Hamiguchi, qui rêve de devenir Mangaka et passe son temps libre à déambuler dans un zoo pour dessiner. Un jour, Hamiguchi décide de quitter son boulot chez un fabricant de textile et de partir pour Tôkyô. Hamiguchi va alors devenir assistant Mangaka et travailler jour et nuit pour celui-ci. Un très belle rencontre va lui donner le courage et l'inspiration de dessiner son propre manga.

Histoire relativement simple, Un zoo en hiver permet à Taniguchi de parler de ses débuts dans le milieu du Manga, de la vie (dure) des nombreux assistants, de la dure marche à franchir pour réaliser ses rêves, des mangaka qui doivent sans cesse trouver des idées (faire un manga et être publié c'est bien, le faire plusieurs fois c'est autre chose!). C'est une véritable plongée dans cet univers (que je ne connaissais pas).

Mais ce que j'aime par dessus tout avec Taniguchi, c'est que ces manga sont beaux. c'est vraiment une parenthèse enchantée, pleine de poésie (rien que le titre, un zoo en hiver....sublime, non?.), de mélancolie. J'aime la solitude qui se dégage de son personnage principal (je pourrais même dire, tous ces personnages principaux). Certaines planches sont de véritables œuvres, que j'aimerais pouvoir encadrer et contempler.




mardi 23 juillet 2013

Challenges... encore des challenges...

Plusieurs challenges m'ont fait de l’œil ces derniers temps, d'autant plus qu'ils correspondaient à mes envies livresques du moment.

Ayant découvert très récemment l'univers de Jasper Fforde avec l'Affaire Jane Eyre (et découvert que ce livre totalement barré n'était que le début d'une série), je me laisserais bien tentée par deux challenges largement associées: Le challenge des lieux imaginaires Edition 2013 organisé par Arieste :
logo-challenge-lieux-imaginaires

Arieste nous propose donc d'explorer des lieux imaginaires qui ne figurent sur aucune carte géographique (officielle) à travers la littérature, les films, les jeux vidéos... et ce, jusqu'au 15 décembre 2014, date de sortie du dernier The Hobbit.

Tout ce qui se rattache à ce thème est donc autorisé (et encouragé bien sur!). En outre, Arieste nous propose de classer les lectures (ou autres) en 5 catégories :

- Les villes et lieux isolés 
- Utopie et Uchronie 
- Dystopies et lieux cauchemardesques 
- Les mondes imaginaires anciens (avant 1950) 
- Les mondes imaginaires (après 1950) 
Le deuxième challenge est plus directement lié à l'héroïne de Jasper Fforde, Thursday Next. Et vu que je compte bien continuer la série... c'était tout vu!
Alice du blog Books are my wonderland, nous propose donc de se plonger dans l'immensité des œuvres-références citées dans la série Thursday Next et à partir de 5 livres lus, ce challenge est considéré comme réussi!
voilà je ne vais pas mettre l'ensemble de la liste des œuvres citées (bien trop importante) mais vous pouvez la trouver ici.
the thursday next challenge, jasper fforde

Les deux logos de ces challenges sont en outre trop jolis....
Et puis, d'autre challenge m'ont titillée et je ne peux pas y resister. Tout d'abord, il y a le Challenge Marry Me organisé par George qui nous propose de lire et/ou regarder des films tournant autour du mariage ou comportant les mots-clés du mariage jusqu'au 7 mai 2015.
1. Mariage sur couverture : Lire que les romans qui comprennent le mot "mariage", "épous(e)", "épouser", "noces", "alliance", "femme" (quand il désigne la femme mariée), "Mari", "mariée" etc. dans le titre.
2. Mariage en technicolor : Voir que des films dont le thème principal est le mariage et dont le titre, comme pour les romans, doivent comprendre les mots-clefs cités plus haut.
3. Mariage pour le meilleur et pour le pire : vous souhaitez autant lire des romans que voir des films (selon les mêmes consignes !)
Je suis bien tentée par la troisième catégorie (parce qu'une petite comédie -ou pas- avec l'un des mots-clés fait toujours du bien ^-^).
NB: j'ai déjà un livre chroniqué pour ce challenge : Drôle de temps pour un mariage de Julia Strachey. 
Challenge marry me
Logo toujours aussi sympa, que ces filles sont douées!!
Ensuite, puisque je n'ai toujours pas épuisé la ressource... Missycornish du Blog Art de Lire nous propose un challenge sur les Sœurs Brontë. Et en plus, Missycornish est géniale puisqu'elle accepte les liens rétroactifs! youpi. j'ai donc déjà deux participations avec Agnès Grey et La dame de Wildfell Hall .
Et je choisi le logo avec Michael Fassbender.... bah ouais!
C'est pas un peu fini??? Et ben non!!!
Parce qu'en général, j'intercale un polar/thriller/policier entre chaque lecture, j'ai vu avec plaisir que Liliba renouvelait son Challenge Thrilleret Polar  jusqu'au 5 Juillet 2014 avec 3 catégories:
Touriste planqué : 8 thrillers ou polars au choix
Téméraire du dimanche : 15 thrillers ou polars au choix
Même pas peur : 25 thrillers ou polars au choix
Je me suis donc inscrite dans la catégorie Téméraire du dimanche... parce que je pense pouvoir le faire facilement... les polars restent pour moi les lectures les plus faciles et rapides (au détriment de mon sommeil parfois...).

0 Challenge Thrillers & Polars 2014 Liliba
Et un petit logo qui fait bien froid dans le dos!

Et c'est tout maintenant????
mouais mouais, nan je crois pas....
Dawn nous propose donc un challenge consacré à la littérature Irlandaise... et je retourne régulièrement vers ce pays, du moins à travers les livres et les films...à défaut de pouvoir déguster un Irish Stew et une bonne Guin*ss sur place.
J'aime les moutons en bonne zootechnicienne, donc ce sera ce beau logo
Dawn nous propose d'associer à ce challenge toute lecture, film (dont le lieu se situe en irlande ou le réalisateur est irlandais) et bien sur, la musique aussi (pas d'Irlande sans musique!). Et le challenge est illimité. à partir de 5 participations, le challenge est considéré comme réussi!

Pfiou, je vais être occupé pour au moins jusqu'en 2015 à ce rythme là! J'en ai assez??? arrrfff, on me sussure qu'un mois américain et un mois québécois se préparent sur la blogosphère.... mais j'en parlerais plus tard. une fois que j'aurais un peu fixé mes idées. Tout comme le challenge du Commonwealth organisé par une bouteille à la mer mais je n'ai toujours pas fait mon choix....

lundi 22 juillet 2013

Attendre.... les vacances

La fin d'année est toujours un peu dure... mais cette année est particulièrement difficile, grosse fatigue, manque de motivation pour quasiment tout, chaleur assommante (moui, même si j'aime le soleil, je suis une fille de l'hiver, au delà de 30° ne me parlez plus, je suis absente, "j'éterne").
Alors j'attends impatiemment les vacances, le départ, le petit frisson d'aventures... découvrir de nouveaux horizons: un autre pays, les alpes juliennes, les rivages de l'adriatiques et les rives de la fameuse rivière Soča (le héro de l'Adieu aux Armes d’Hemingway se serait battu à cet endroit lors de la première guerre mondiale) et se reposer dans des horizons bretons plus connus.


 Vue de rivière Soca slovène de l'été Banque d'images - 13602944
Photos par anticipation, glanées sur internet, pour rêver et se motiver, tout ce que j'aime: des montagnes, de vertes pâtures et une rivière bleu turquoise (crédits 2ème photo: Giuseppe Anello

En attendant ces vacances, nous vadrouillons les week-ends, de ci de là, pour profiter du retour de la belle saison, des balades et baignades au bord des lacs auvergnats et savoyards, des festivals en tout genre, de la bourgogne si belle et si gourmande, des rencontres au détour d'un pré...

Week-end clunisois de l'abbaye au musée de l'école si spéciale à mes yeux

Mark Lanegan, un de mes favoris musicaux depuis longtemps... Mark, j'aime ta musique passionnément, même si ce concert n'a pas été à la hauteur de ta légende! tu aurais pu dire un tout petit peu plus que "Thank You"...
Mais je ne peux m'empêcher de t'écouter et de frissonner en entendant ta voix extraordinaire:

The Gravedigger's song



Je suis au niveau néant du tricot ou de la couture...
                                                donc que des projets entamés, rien à montrer...

Mais par contre, je lis, je lis (mais je chronique pas beaucoup (!))

Le dernier en date, tout frais, lu d'une traite dans le train (encore en retard) entre Paris et Clermont-Fd,
L'Office des Vivants de Claudie Gallay

Premier livre de Claudie Gallay, l’Office des vivants est un livre très brut, sec comme un uppercut.

Selon la quatrième de couverture : Dans une maison perdue en haut de la montagne habitent le Père, la Mère, Marc et Simone. Et puis Manue, l’inattendue tombée du ciel un nuit, belle et forte comme une étoile. Derrière le village des Cimes il y a une forêt, pleine d’arbres majestueux et effrayants, et il y a des loups. Le père travaille un peu, boit beaucoup, et cogne facilement ; les enfants poussent telle l’herbe folle. Marc dit que, quand il sera grand, il partira loin, et il amènera Manue avec lui.

Ayant beaucoup aimé Seule à Venise et les Déferlantes, j’ai voulu découvrir un autre roman de Claudie Gallay, le tout premier. Déjà est présent ce style quasiment unique, des phrases courtes et sèches, qui claquent et qui me plaisent particulièrement. Chez Claudie Gallay, pas de fioritures, tout est brut, comme l’histoire de cette famille, noire de crasse, de violence, de pauvreté.

Voici un petit extrait pour illustrer  le style de ce livre :
« Avant, on ne gardait pas les morts dans les caves. On les prenait et on les portait jusqu’au terre-plein à l’orée du bois. Pour les loups. C’était sans honte. On faisait ce qu’il fallait, la veillée, l’église, et puis, le lendemain, on les portait au bois. C’était une entente avec les loups.

Maintenant, on garde les morts dans les caves, les loups n’ont plus leur part et ils s’attaquent aux vivants. »

L'histoire de ce livre est, toutefois, tellement sombre, relatant une telle violence quotidienne, qu'il est difficile d'en parler et un peu douloureux à lire. J'ai eu un peu l'impression de transporter une histoire de Frison-Roche chez Zola....

mercredi 3 juillet 2013

Le challenge de l'été: fondre et bronzer!!!



Il y a quelques temps, j'ai vu la proposition de Métaphore qui m'a paru irrésistible... faire fondre sa PAL!!!
Voilà quelque chose d'intéressant..... parce que ma PAL ne fait que grossir, au rythme de mes envies toujours croissantes, de mes passages en librairie, de livres qui traînent chez des amis ou dans la famille (diiiiiiiiis tu peux me le prêter, diiiiiiiiiiiis) ou même de propositions indécentes qu'on me fait (il faut ABSOLUMENT que tu le lises!!!). Et moi, gourmande de nature, je ne peux résister...
Voilà, mais moi j'aime mon embonpoint livresque et je sais que de tout façon la bataille est vaine, inutile de résister!

challenge été
Alors je me suis inscrite à ce challenge ma PAL fond au soleil proposé par Métaphore avec la catégorie Indice 10.... petite joueuse hein! Voui, faut que je bronze un peu quand même! (si le soleil pointe le bout de son nez, ...)

Métaphore propose plusieurs catégories:
Indice 10 : (10 livres)
Indice 20 : (20 livres)
Indice 30 : (30 livres)
Indice 40 : (40 livres)
Indice 50 : (50 livres)
- Biafine © : (100 livres)
Écran total : (toute votre PAL)    => franchement, est-ce possible???? Ma PAL traîne des livres depuis 10 ou 15 ans.... 

Et ce challenge court de Juin à Août, avec toute lecture possible, tout livre traînant dans la PAL depuis longtemps ou "moins longtemps" (= genre un achat compulsif....).

Alors mon bilan perso pour le mois de Juin:
La Dame en Blanc de W.W Collins 
Intrigue à Venise d'Adrien Goetz (à chroniquer)
Drôle de temps pour un mariage de Julia Stratchey 
Un cadavre dans la bibliothèque d'Agatha Christie
La Cité des Jarres d'Arnaldur Indridason (à chroniquer)

J'ai donc rempli à moitié mon challenge, je vais peut-être devoir changer d'indice! on verra! 
Et la question est.... ces livres traînaient-ils depuis longtemps dans ma PAL ou pas??? oui avec 3 livres sur 5!! les 2 autres ont été achetés au mois de juin... 


lundi 1 juillet 2013

Juin, un mois sous le signe du thé, des scones et des beatles!



Et voilà, déjà le 1er juillet... juin s'en est vite allé et avec lui, le mois anglais, organisé par Lou et Titine. Merci aux organisatrices! C'était un peu fou de voir autant d'agitation et d'émulation autour d'une passion commune (même si c'était un dur de jeter un œil à tous les posts écrits à cette occasion!).

Alors pour effectuer un petit bilan de ce mois anglais,je n'ai absolument eu le temps de lire, regarder tout ce que je voulais et j'ai encore eu moins le temps de chroniquer tout ce que j'avais fait (!). Donc, je suis un peu frustrée que ce moi anglais soit déjà fini!

Tout d'abord, mon livre préféré en photo...




Et oui, on ne le voit pas bien, à moitié caché au milieu de ma caverne à thé (et encore, j'en ai encore plein ailleurs ^-^) mais c'est la Dame en Blanc de Wilkie Collins!

La Dame en blanc m'a occupée pas mal de temps, mais j'ai particulièrement apprécié l'univers développé par Wilkie Collins, auteur que je ne connaissais pas auparavant.

Le mois anglais a été également l'occasion de découvrir Drôle de temps pour un mariage de Julia Stratchey, que je n'ai pas tellement aimé, peut-être pour de mauvaises raisons, ...

J'ai également lu Adeline Mowbray d'Amelia Opié et Un cadavre dans la bibliothèque d'Agatha Christie, mais par manque de temps je n'ai pas eu le temps d'écrire les chroniques...

J'ai également parlé de ma passion pour la musique, et l'Angleterre y occupe une grande place! Avec notamment : Editors, The XX et PJ Harvey.

Et puis, j'en ai profité pour regarder deux - trois films (Gosford Park, Victoria les jeunes années d'une reine et la Dame deWindsor, deux films à chroniquer) et une super série coup de coeur, Broadchurch!

Bon, je vais essayer de rattraper mon retard de chroniques avec celle d'Un cadavre dans la bibliothèque.


Ça faisait vraiment très longtemps que je n'avais pas lu d'Agatha Christie, genre une décennie quoi.... Et je peux dire que j'ai retrouvé le même plaisir à lire la reine du crime, (même si mon préféré est et, restera toujours L'homme au complet marron (ne me demandez pas pourquoi)). Et avec Un cadavre dans la bibliothèque, j'ai pu faire la connaissance de Jane Marple.
L'histoire? un cadavre d'une jeune femme retrouvé dans la bibliothèque d'un couple d'honnête gens, les Bentry, voisin de St Mary Mead.... contrariant tout ça, ça fait un peu tâche un cadavre dans sa bibliothèque!  Mais c'est également un petit peu excitant pour Mrs Bentry... Heureusement qu'à St Mary Mead se trouve Miss Jane Marple! Mais qui est donc cette jeune femme étranglée?  Comment s'est-elle retrouvée dans cette bibliothèque?

J'ai bien retrouvé l'univers d'Agatha Christie, grinçant à souhait, ironique et rafraichissant. Par contre, je n'ai pas vraiment accrochée avec cette vieille fille de Miss Marple : un peu trop intrusive et portée sur ses intuitions à mon goûts, je préfère une enquête basée sur la logique. Mais je pense que je persisterais quand même avec Miss Marple!

Et voilà!

Encore merci à tous les participants du mois anglais et aux organisatrices, ce fut un réel plaisir!
Et j'espère qu'on se recroisera, à l'occasion de divers challenges, un futur mois anglais ou d'autres mois thématiques :-) D'ailleurs, je serais particulièrement tentée par un mois scandinave et un mois irlandais :-) affaire à suivre!






jeudi 20 juin 2013

le son anglais du jour #3 PJ Harvey

Toujours à l'occasion du mois anglais, je voulais parler d'une auteur-compositeur anglaise: PJ Harvey. Polly Jean Harver, est une grande grande rockeuse anglaise : minuscule silhouette mais très très gros coffre. PJ Harvey en impose!

PJ Harvey, pour moi, c'était avant tout un son très très puissant, de très grosses guitares, une voix bien placée et grave. J'adorais écouter ses albums "To bring you my love" ou 'Is this desire?" pour me faire "péter les oreilles" quand je marchais dans les rues de Paris.

Long snake Moan


PJ Harvey, est à mon avis, la seule a être capable de rivaliser avec les plus grands musiciens / rockeurs du monde indé depuis 20 ans, comme le montre ses diverses participations à d'autres albums ou projets: Mark Lanegan, Marianne Faithfull, Thom York, feu Sparklehorse, Nick Cave ou encore Josh Homme 

Ici avec Thom York


ou encore ici avec mon favori Josh Homme, fondateur des Queens of The Stone Age, qui invita plusieurs fois PJ pour ses Dessert Sessions (sorte de rassemblement des meilleurs musikos rockeurs, qui s'amusent et font des boeufs, et hop, un p'tit album à la clé!)

Donc depuis 1991, la miss PJ trace son chemin et sort pas mal d'albums, selon ses désirs, des plus stoner à des plus pop ou même bizarre (White Chalk).

Et enfin, en 2011, PJ Harvey sort Let England Shake qui est sa pièce maîtresse (à mon avis), cet album étant considéré par beaucoup comme le meilleur de 2011 ou de sa carrière.
PJ Harvey s'est penché sur l'Angleterre, son histoire, ses origines, les différentes guerres qui ont forgé l'identité anglaise. Tout au long de Let England Shake, PJ s'est posé la question, peut-on être fier de sa nationalité, doit-on accepter tout ce qui s'est passé? Let England Shake a été uniquement enregistré dans une petite chapelle du Dorset.

Cet Album est un véritable bijou, dont je ne me lasse pas. Les mélodies sont très raffinées, recherchées et diversifiées. Ici, pas d'accent gros rock stoner, juste une finesse et une grace infinie. Je conseille vraiment cet album, facile d'accès mais pourtant tellement complexe et riche.
12 chansons, toutes plus belles les unes que les autres, ont toutes été clipées avec de très très belles vidéos (voir l'article des inrocks dessus)

On battleship hill

The glorious land

Petit billet toujours pour le mois anglais

mercredi 19 juin 2013

La série anglaise du mois #1 Broadchurch




Comme de nombreuses blogueuses l'ont déjà fait, je vais vous parler de la série Broadchurch que j'ai fini vendredi dernier (Par ex, The Frenchbooklover)

J'avais entendu parler de cette série, un peu par hasard, sur un blog consacré aux séries (ici) et donc j'étais partie en recherche pour me faire ma propre opinion. L'auteur de cet article m'avait appâté en comparant l'esthétique, le visuel et la façon de filmer la lumière de cette série avec une autre série Néo-Zélandaise Top of the Lake créée par Jane Campion. Or je suis justement fan de Jane Campion pour cette raison précise, la lumière, l'esthétique... bref, tout ce que je peux dire c'est que Broadchurch est un joyau pour les yeux. Tout est doré, baigné par cette lumière caractéristique de bord de mer et de falaise blanche.


Alors bien sur, comme Claire, j'ai pensé très fortement à The Killing ou (Forbrydelsen), même thème, type d'ambiance similaire. Mais là où The Killing est très nordique (ambiance et lumière sombre), Boradchurch est lumineuse et encore plus réaliste. Broadchurch débute avec un meurtre d'enfant dans une toute petite bourgade où tout le monde se connaît. Comment l'inspectrice adjointe, Ellie Miller (Olivia Colman), peut-elle enquêter alors qu'elle connaît tout le monde, vit en face de la maison du petit disparu, quand les parents de Danny lui présente une liste de suspects potentiels où tous les amis y figurent? Ellie Miller se retrouve, un peu contrainte, sous la juridiction d'Alec Hardy (David Tennant), flic un peu taciturne, bizarre, un peu asocial... L'enquête se déroule sur 8 épisodes, et prend le temps d'explorer l'ensemble de la communauté. La force de Broadchurch, c'est la "normalité" d'une telle situation, l'histoire aurait pu se passer dans n'importe quelle petite ville, d'Angleterre ou de France. La série dissèque les comportements des différents membres de la communauté, leurs côtés sombres, leurs secrets. Et je pourrais même pousser mon argumentation jusqu'à dire que Broadchurch est une démonstration de ce qu'est la banalité du mal. Broadchurch s'attarde également beaucoup sur les sentiments et émotions des différents protagonistes :  comment un tel événement affecte les gens, y compris la famille ou les enquêteurs?, comment les parents peuvent-ils survivre à une telle épreuve? Comment une soeur peut continuer à vivre et se construire? Cet aspect de Broadchurch m'a beaucoup fait pensé au film 21 grammes.
Pour tout cela, j'ai trouvé Broadchurch d'une justesse incroyable. Et je dois dire que j'ai pleuré à plusieurs moments de cette série. Et j'ai été plutôt bouleversée lors du dénouement de l'affaire, écœurée mais surtout profondément triste.
Cette justesse tient pour une très grande partie au scénario mais également à un casting impeccable. Je n'ai jamais regardé Dr Who, donc je ne connaissais pas David Tennant, mais c'est une vraie révélation pour moi. Il est parfait avec sa tête de petite chouette (je trouve ^-^), plutôt froid et bizarre au début, il évolue avec l'histoire, son corps et sa gestuelle se transforme littéralement au fil du temps. Ellie Miller prend elle aussi une toute autre mesure au fil de l'enquête, elle prend confiance en elle, laisse son intuition de bonne enquêtrice prendre le pouvoir. Et que dire des parents du petit Danny?? je ne pourrais pas l'exprimer, passer du désespoir le plus absolu à l'acceptation et la reconstruction...

Bref, une grande série (par contre, je suis dubitative sur une saison 2 d'ores et déjà annoncée.... ça me parait tellement difficile d'embrayer sur une autre histoire puisque celle-ci avec une telle cohérence).



Un petit extrait pour entendre l'adorable accent écossais de l'inspecteur Alec Hardy!

J'ai déjà insisté sur la beauté du visuel de Broadchurch, mais un autre élément qui m'a fait complètement adhérer à la série, c'est la musique d'Olafur Arnalds. Simplissime et mélancolique.  Parfaite. Comme le montre ce clip.




Série vu dans le cadre du Mois Anglais