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mardi 29 octobre 2013

Le retour des polars avec Les Cendres Froides

Les Cendres froides de Valentin Musso, je l'avais offert à mon père à l'occasion de Noël dernier. Je l'avais choisi sur les conseils du libraire à lunette et houppette, le Sieur Gérard Collard. Et je dois dire de la part de mon père et de moi-même : un sans faute!

L'histoire: Aurélien, prof en prépa littéraire, divorcé et père d'un enfant, semble s'être laissé porté par les événements tout au long de sa vie. Cependant, à la suite du décès de son grand-père adoré, il devra faire face à certaines découvertes, se confronter à l'histoire de sa famille et découvrir sa propre identité.

Je n'ose pas trop développer plus l'histoire, de peur de révéler certaines éléments de l'intrigue (c'est la raison pour laquelle j'ai enlevé certains mots des citations que j'ai extraites...).

J'ai été entièrement happée par ce livre. Dès les premières pages, avec seulement quelques lignes, je me suis attachée à Aurélien, confronté à la mort de son grand-père, véritable pilier pour Aurélien.

"Mon grand-père était en soins intensifs. Le revoir sur ce lit d’hôpital, perfusion au bras, tuyaux pleins la bouche et le nez, me fut douloureux. Malgré son âge et la conscience que nous avions qu'il finirait bien un jour par partir, nous n'envisagions pas la vie sans lui."

Grâce à ces quelques mots, je me suis ainsi de suite identifiée à Aurélien, puisque j'ai exactement ressenti cette même douleur et des sentiments similaires lors de la mort de mon propre grand-père (adoré également).
Et cette identification a été d'autant plus efficace qu'il m'a permis de me poser un tas de questions, de comprendre le désarroi d'Aurélien face à certaines découvertes... Que doit-on penser de cet homme qu'on croyait connaître? Comment fait-on pour continuer à respecter son image et continuer aimer ce grand-père aujourd'hui disparu?  Comment juger (ou ne pas juger) des situations qui ont eu lieu lors d'une époque bien trouble?

[...] La seconde concernait les lebensborn. Je ne saurais dire précisément pourquoi, mais dès l'instant où je vis le mot apparaître sur l'écran, je sus que je pénétrais un monde qui allait me happer et changer le destin de ma famille, un monde au seuil duquel il ne m'étais déjà plus possible de rester.

Ainsi, en visionnant un film marquant la présence de son grand-père aux côtés d'un haut dignitaire SS, Aurélien va découvrir une frange méconnue de la Seconde Guerre Mondiale et de l'histoire de France : les Lebensborn ou maternités ayant pour objectif de produire et de fournir de bons petits aryens pour créer LA race suprême. Aurélien ne peut plus faire machine arrière et doit percer le mystère du passé de son grand-père. Au fur et à mesure des fouilles entreprises, Aurélien reçoit des menaces, un meurtre est commis, et l'histoire s'emballe.

Cette quête est ainsi l'occasion pour Valentin Musso de développer le thème du secret familial avec de très jolies phrases :

Durant de longues minutes, nous nous réfugiâmes dans le silence, assis face à face autour de la table. Les masques tombaient. Nos vies.... Pauvres comédies de paravent! Tous les stratagèmes de protection que j'avais mis en place au fil des années s'écroulaient aussi, dérisoires. La vie, la vraie, me rattrapait. 

             et d'exposer les terribles effets de tels secrets et non-dits:

 (à propos d'un personnage) était trop perméable aux choses qui l'entouraient. (...), elle était celle qui semblait devoir supporter tous les malheurs, comme si elle avait été désignée à la suite d'un improbable tirage au sort. Sa sensibilité, son acuité vis-à-vis du monde attirait à elle les épreuves et la violence.

C'est donc une très bonne lecture avec des sujets très intéressants. Je connaissais déjà l'existence des Lebensborn, pendant des camps d'extermination dans la politique d'eugénisme du régime nazi. Ces sujets me provoque toujours des frissons de répulsions...

Ce livre s'inscrit dans le cadre du Challenge Thrillers et Polars de Liliba






mercredi 16 octobre 2013

Chez les heureux du monde

Toujours à l'occasion du challenge américain, j'ai sauté sur l'occasion de ressortir un livre chiné chez un bouquiniste il y a quelques mois, Chez les heureux du monde d'Edith Wharton.
                                                                Ce n'est pas la couverture de mon livre, mais je la trouve plus belle celle-là
L'histoire:
Miss Lily Bart, jeune célibataire, vit chez sa tante qui a accepté de la recueillir à la suite de la mort de ses parents. Lily Bart est très belle, elle virevolte parmi la haute société new-yorkaise. Lily sait deux choses : qu'elle a le goût du luxe et d'un train de vie important et qu'elle doit songer fortement à se marier, et faire un mariage le plus riche possible. Lily repousse ainsi celui pour qui elle développe certains sentiments car ce dernier est trop pauvre et part donc à la recherche d'un homme qui sera capable de lui fournir la vie dont elle a besoin. Néanmoins, Lily se rend vite compte qu'elle n'arrive pas à faire un tel mariage sans se vendre, sans estimer le futur époux. Lily continue donc à papilloner de soirées en soirées, de séjours chez un tel ou un autre, à se vêtir à grand frais, à jouer pour accompagner ses hôtes, à mener grand train, beaucoup trop important par rapport aux revenus dont elle dispose. Et ce sera le début de sa déchéance....
  
Mon avis:
Quel beau livre! Quelle écriture! Je suis vraiment conquise par cette première lecture d'Edith Wharton. C'est ciselé, acéré, sans concessions mais avec une élégance rare.
A travers l'histoire de Lily, Edith Wharton détaille et décrit les mœurs de cette société fortunée, qui méprise ceux qui doivent travailler, qui n'hésite pas à assassiner socialement un congénère pour conserver un aura, où le faste et la popularité est le plus important... Et la pauvre Lily se fait broyer par ce monde. Lily croit détenir les clés du fonctionnement de cette société et pouvoir la manipuler à souhait grâce à sa beauté. Mais personne n'a fait son éducation, et Lily a ainsi toujours un train de retard par rapport aux événements qui s'enchaînent et la mèneront à sa perte.

Edith Wharton insiste bien (ironiquement) sur l'unique fonction d'une jeune femme: se marier et porter de belles toilettes, sinon elle ne sert à rien d'autre :

Lily: "Elle avait conscience d'avoir été oublieuse, gauche et lente à apprendre. Il était dur de confesser son infériorité, même en son for intérieur [...] Puisqu'elle avait été élevée pour être purement décorative elle pouvait à peine se blâmer de n'avoir pu servir à aucune fin pratique"


A propos de la nécessité de se marier "Une jeune fille y est forcée, un homme peut, si cela lui convient. (Elle l'examinait d'un oeil critique.) Votre jaquette est un peu râpée... mais qui donc y prend garde? Cela n'empêche pas les gens de vous inviter à dîner. Si, moi, j'avais une robe fanée, personne ne me voudrait : une femme est invitée autant pour sa toilette que pour elle-même. La toilette est le fond du tableau, le cadre, si vous voulez [...]"

Je dois dire que j'ai été assez déçue par le personnage de Lawrence Selden, qui s'avère ne pas être très courageux. Il laisse quand même Lily tomber dans la déchéance. 
Ce roman est un vrai coup de coeur et je suis vraiment contente d'avoir découvert Edith Wharton qui n'est pas assez connue en France à mon (humble) avis.


Adaptation à voir prochainement je pense!




mardi 15 octobre 2013

En un monde parfait

A l'occasion du challenge américain organisé par Noc Tembule, je m'étais inscrite à une lecture commune portant sur les œuvres de Laura Kasischke. J'étais un peu intriguée par cette écrivain que je retrouvais régulièrement en librairie, j'ai donc sauté sur l'occasion.
J'ai choisi le roman "En un monde parfait".


encore une fois, j'ai été très attirée par cette belle couverture... serais-je sensible aux sirènes du marketing???


L'histoire: Jiselle, une jolie trentenaire hôtesse de l'air vit une vie assez tranquille, sans ras-de-marée, en se faisant quelques plaisirs au gré des escales comme ses superbes escarpins noirs achetés dans un magasin madrilène. Jiselle croise un jour la trajectoire du beau pilote de ligne, le commandant Mark Dorn, véritable fantasme ambulant. Mark la "séduit", lui propose le mariage très rapidement, la couvre de bijoux et de mots doux (qui sonnent un peu creux??). Jiselle se marie donc avec le beau Mark mais sans rencontrer les enfants de ce dernier, fruits d'un précédent mariage dont la mère est morte tragiquement et accidentellement. Jiselle s'installe donc chez Mark, découvre que se faire accepter par les enfants n'est pas si facile que ça, abandonne son boulot (nan mais ...!!???!!) et devient une bonne petite mère au foyer, bien gentille, bien docile. Parallèlement, les Etats-Unis vivent de mauvais jours, une épidémie mystérieuse, apparue depuis peu, se propage de plus en plus, perturbant de façon radicale la vie de tous les jours des citoyens... les morts s'accumulent, même Britney Spears y passe. Jiselle va devoir faire face à ces complications, seule puisque Mark n'est jamais là, toujours en déplacement.

Alors, alors,... que dire de ce livre. J'annonce tout de suite la couleur, je n'ai pas eu de coup de cœur pour ce roman, loin de là. Cependant, j'ai réussi à le lire en entier. L'histoire de Jiselle m'a profondément ennuyée. Jiselle est transparente et passive. Elle se laisse faire, elle accepte tout, tout coule sur elle, comme une goutte sur une feuille. Jamais elle ne se rebellera devant les propos autoritaires et parfois irrespectueux de sa mère, elle ne questionne jamais Mark et se borne à lui dire "Je t'aime", et je ne parle pas des couleuvres qu'elle doit avaler de la part de ses belles-filles.  Mais outre ce trait de caractère, ce qui m'a le plus gêné, c'est l'absence totale de dialogue intérieur de Jiselle, pas de questionnement, pas d'analyse de la situation, pas de remise en question, rien. Jiselle m'a donné vraiment l'impression d'être un grand gouffre de vide.
Un exemple? Une connaissance vient lui rendre visite au plus fort de la pénurie alimentaire, se gave de lait en poudre offert par Jiselle et repart tranquillement, comme si de rien n'était, avec la boîte de lait en poudre... Jiselle le voit, Jiselle ne dit rien... tant pis... il y a encore une boîte dans le placard.

Par contre, j'ai beaucoup aimé les mutations de la société entrant dans une ère post-apocalyptique. Les gens qui dépensent à tord et à travers, qui quittent leur vie qu'ils trouvaient trop mornes. Le besoin urgent de vivre vite, du mieux qu'on puisse avant de mourir, sans réfléchir aux conséquences futures, puisque tout le monde peut mourir. Laura Kasischke nous décrit un monde où les Etats-Unis ont perdu leur hégémonie, ou le monde entier se contre-fout de ce qui arrive ou en font même une vengeance. Du coup, je reste un peu sur ma faim car j'aurais aimé que ces aspects soient un peu plus développé.

Voilà donc une lecture qui fut intéressante mais que j'oublierais bien vite je pense. Je suis un peu déçue par Laura Kasischke, que tous les médias portent aux nues. Mais il faudrait que je lise peut-être d'autres livres, comme les Revenants?

Livre lu dans le cadre du Challenge américain (1ère participation, enfin!!!) et du Challenge Romancières Américaines de Miss G.







mercredi 25 septembre 2013

Challenge le retour

Miss G nous propose un challenge de 2 ans sur les romancières américaines et ça tombe bien! A partir d'octobre c'est le trimestre américain de Noc Tembule!! (Oui, le mois américains a été étendu devant l'immensité des possibilités proposées par la littérature américaine!).

Donc je vais pouvoir tranquillement inscrire ma lecture du moment Chez les heureux du monde d'Edith Wharton dans ce cadre-là!

Je m'inscris donc dans la catégorie "à la conquête de l'ouest" avec 4 à 6 livres

Et comme Adalana le soulignait, il est très dur de choisir un des logos, tellement ces derniers sont beaux!!
J'aime Edward Hopper (avoir raté l'expo de Paris reste un évènement manqué de mon année!) et j'ai toujours une énorme faiblesse pour cette femme assise au soleil levant.


Ce challenge court du 1er Octobre 2013 au 1er Octobre 2015 et se compose de 4 catégories:
1) 1 à 3 livres : A la découverte du Nouveau Monde
2) 4 à 6 livres : A la conquête de l'Ouest
3) 7 à 10 livres : Sur le sentier des pionniers
4) 10 livres et plus : US Route 66


Vous trouverez plus de détails sur le site de MissG!



mercredi 11 septembre 2013

Bilan du mois d'Août et puis, Demain j'arrête!!


Et voilà, il y a déjà quasiment quatre semaines, j'annonçais mon retour de vacances.... et depuis, pas une minutes à moi, le retour au boulot est bien bien dur: des déplacements, une semaine de conférence, des chantiers à lancer, un concours à préparer et organiser.... bref, que les vacances sont lointaines!!!

Et dire que je n'ai pas fait une seule chronique de tous les livres lus, que je n'ai pas montré une seule réalisation couture ou tricotesque depuis plusieurs mois.... ça me donne envie d'aller me coucher direct, sans repas ni dessert.

Je n'ai même pas pris le temps de faire mon bilan lecture du mois d'Août pour le challenge Ma Pal fond au soleil organisé par Metaphore (tellement j'avais un peu honte de n'avoir aucune chronique à présenter...), mais bon je vais le faire (et puis je rattraperais mon retard petit à petit... hein).

J'ai donc lu au cours de ce mois d'août (en voiture, après une soirée à Venise, sous la tente, au bord d'une rivière Slovène ou de la mer Adriatique, dans une chambre surchauffée de Ljubjana, au fin fond d'une forêt bretonne, à Paris, dans le train, dans mon lit ou dans mon canapé, ou encore dans un pré auvergnat) pas moins de 6 livres:

- Les Chroniques des Vampires Tome 1: Entretien avec un vampire d'Anne Rice
- Le Cheval Soleil de Steinunn Sigurdardottir
- Le rituel des Musgrave d'Arthur Conan Doyle
- De Sang et D'or de Michèle Barrière
- La Voix d'Arnaldur Indridason (fini en septembre)
- La Femme au masque de chair de Donna Leone

Ce qui me fait exactement 15 livres lus lors de ce challenge, je suis donc un indice 15 (bronzage plutôt réussi!).

challenge été
Merci encore Metaphore pour ce challenge!!!!


Et puis, pour ne pas accentuer mon retard, je chronique directement le tout dernier en date, extrêmement en vogue ces derniers temps sur la blogo et sur les rayons des librairies: Demain j'arrête de Gilles Legardinier.


Je ne vais peut-être pas appesantir trop sur ce livre, car il a déjà été tellement chroniqué, reçu d'éloges que bon, tout le monde commence à le savoir. Mais quand même, quelle bouffée de bonheur ce livre!!! ça faisait très longtemps que je n'avais pas lu de façon si boulimique un livre (le week-end pourri et l'aller-retour Clermont-paris ont fortement aidé aussi). 

L'histoire? Julie, vingt-huit ans, fraîchement célibataire ( ou libérée d'un mec pour qui, elle allait voir des concerts miteux, a arrêté ses études et pris un boulot qui ne lui plait pas dans une banque) va être obnubilée par le nouveau voisin au nom si risible de Ricardo Patatras. Julie va se livrer à divers stratagèmes pour découvrir qui est ce Ric, le rencontrer et mieux savoir qui il est... divers stratagèmes, tous plus improbables les uns des autres et entraînant des situations très cocasses (et donc très drôles). 

Julie est une fille vraiment sympa, complètement déjantée, mais quand même réfléchie (elle va changer littéralement sa vie et la prendre en main), le cœur sur la main, une vraie amie. Tout m'a plu chez elle. 
Ce livre réunit des situations drôlissimes (à la Bridget Jones), une foison de personnages tous très attachants, des dialogues intérieurs à mourir de rire (qui m'ont fait carrément pensé à JD de Scrubs - gage de grande qualité "his own fantasy world"). C'est parfaitement écrit. Et malgré tout le côté très humouristique de ce livre, il y a de nombreux passages très "vrais" et plutôt profonds : Julie n'est pas qu'une fille sympa, elle est profondément gentille et loyale envers ses amis, et elle le prouve à maintes reprises.

Donc voilà un livre coup de coeur qui fait office d'un très bon antidepresseur. On se sent mieux après une telle lecture! Alors merci Gilles Legardinier, c'est sur que je lirai très prochainement d'autres de vos livres!

Quelques citations pour illustrer la richesse de ce livre:

"Alors j'assume tout. Je vous fais cadeau d'être le pire, d'être la référence par le bas, d'être le trente-septième dessous. Si un jour vous vous sentez minable, si vous culpabilisez sur vos échecs et que vous vous en voulez, pensez à moi et j'espère sincèrement que vous irez mieux." 
T'inquietes pas Julie, tu m'a déjà fait me sentir mieux!!!

"Mais en amour, il vaut parfois mieux laisser son intelligence de côté pour écouter son cœur. La solution la plus réfléchie est rarement celle qui fait le bonheur. Suis ton instinct."
Peut-être une phrase à se rappeler parfois...

"Ca y est! C'est l'horreur! Tout juste vingt-neuf ans et je parle comme ma mère! C'est foutu, l'abominable outrage du temps a commencé ses ravages! Un jour je lui dirai de mettre ses chaussons et il m’appellera "maman" devant nos enfants...."
ahahah diantre, je me suis déjà fait cette réflexion pour moi-même.... (même si ma maman est quelqu'un d'exceptionnel bien entendu... oui ma maman me lit parfois)

"Quel scoop! Un mec qui déteste être malade! Si on en trouve un qui accepte de se soigner sans faire d'histoires, sans mimer une agonie digne d'un torturé sous l'Inquisition, ça vaudra le coup de faire un documentaire."
(re-hahahahahaha on ne peut plus vrai! J'en suis même souvent témoin, j'ai même une amie qui appelle ça "le bruit de la savate molle qui traîne" ;-)

Allez en petit bonus: 

vendredi 2 août 2013

Bilan du mois de Juillet - Challenge "la PAL fond au soleil" (enfin théoriquement...)

On me susurre à l'oreille qu'on serait DEJA au mois d'août???!!!!  nan mais sans dec', où le temps file, j'aimerais bien savoir moi!

Alors il est plus que temps de faire le bilan de lecture du mois de Juillet pour le challenge La PAL fond au soleil organisé par Métaphore.
challenge été

Ce mois de juillet, j'ai donc lu:
- L'office des vivants de Claudie Gallay
- Les feuilles mortes de Thomas H. Cook
- Un zoo en hiver de Jiro Taniguchi
- L'Affaire Jane Eyre de Jasper Fforde (toujours à chroniquer)

Et j'ai presque fini Entretien avec un vampire d'Anne Rice (je comble mes lacunes de lecture normalement plutôt adolescente ^-^)

Je m'étais inscrite à ce challenge avec la catégorie Index 10, avec le mois de juin précédent avec 5 lectures, il me reste donc plus qu'une lecture pour réussir mon challenge... (mais bon, je n'avais pas été très ambitieuse).

Et sinon, est-ce que ma PAL fond vraiment au soleil??? euh.... 1 livre acheté et lu directement, 1 autre emprunté à un ami, et 2 autres acheté il y a quelques semaines... la moitié donc. Peut mieux faire!

Suite au mois prochain donc...

En attendant une petite chanson des Kings of Leon qui traduit bien mon envie du moment...



mercredi 31 juillet 2013

La cité des Jarres d'Arnaldur Indridason

Et encore un polar à mon actif, 

4ème de couverture :

Un nouveau cadavre est retrouvé à Reykjavik. L’inspecteur Erlendur est de mauvaise humeur : encore un de ces meurtres typiquement islandais, un truc « bête et méchant » qui fait perdre son temps à la police… Des photos pornographiques retrouvées chez la victime révèlent une affaire vieille de quarante ans.  Et le conduisent tout droit à la « cité des Jarres », une abominable collection de bocaux refermant des organes….

Mon avis:

Encore une enquête d'Erlendur et comme toujours, j'étais contente de retrouver cet inspecteur, un peu grognon, mal dans ses baskets et dans son imper. Je n'ai pas lu les Indridason dans l'ordre (La cité des Jarres est le premier livre traduit en français) ce qui peut être légèrement gênant sur les évènements de la vie d'Erlendur (surtout sa relation avec sa fille Eva Lind).
J'ai retrouvé dans la Cité des Jarres tous les éléments que j'aime dans un polar d'Indridason: une enquête somme-toute banale à priori et que s'enfonce au fur et à mesure dans les tréfonds de l'humanité, une enquête qui prend son temps, un inspecteur qui ne lâche rien, un brin obsédé par ce qu'on subit les victimes (les vraies victimes...car chez Arnaldur, ce ne sont pas toujours celles qu'on attendait de prime abord) et très humain. Erlendur est rempli d'empathie mais intransigeant dans son enquête. Le sujet est également particulièrement intéressant: l'importance de la filiation et l'origine. Mais je n'en dirais pas plus, ce serait vraiment dommage. 
Bref, je dois dire que je suis vraiment une grande fan des livres d'Arnaldur que je trouve toujours d'une finesse incroyable et terriblement intelligent. Rien n'est noir ou blanc avec lui, tout est nuancé et plus complexe qu'il n'y parait. Avec Arnaldur, il n'y a jamais de grosses ficelles faciles, de raccourcis, de supposition qui tombent d'on-ne-sait-où, et en tant que lectrice, je me sens pleinement respectée puisque je peux vraiment évoluer dans l'histoire au même rythme qu' Erlendur, me poser les mêmes question, faire mes propres suppositions. 
Heureusement qu'il me reste quelques romans de ce grand monsieur à lire!

Une citation qui m'a plu:

« La victime était une personne soigneuse. Chez elle, tout était en ordre et parfaitement à sa place. Peut-être ne connaissait-elle pas bien son agresseur. Peut-être son visiteur lui avait sauté dessus sans crier gare dès qu’elle lui avait ouvert sa porte. Sans enlever ses chaussures.
Peut-on commettre un meurtre en chaussettes ?
Erlendur regarda atour de lui et se fit la réflexion qu’il lui fallait mettre de l’ordre dans ses idées. »

Cette petite phrase, plutôt anodine, permet de traduire tout l'univers d'Arnaldur Indridason, il me semble. La majorité des crimes ne sont-ils pas commis par des "gens normaux" (c'est-à-dire pas des grands malades, tueurs en série et cie dont la culture américaine nous a abreuvé depuis des lustres)?

La Cité des Jarres, lu dans le cadre du Challenge Thrillers et Polars organisé par Liliba

0 Challenge Thrillers & Polars 2014 Liliba

mardi 30 juillet 2013

Les feuilles mortes de Thomas H. Cook



4ème de couverture:

Eric Moore a toutes les raisons apparentes d'être heureux : propriétaire prospère d'un magasin de photos et d'une jolie maison dans une petite ville sans problème de la côte Est, il mène une vie de famille épanouie auprès de sa femme Meredith et de son fils Keith, un adolescent de quinze ans. Cet équilibre parfait va pourtant voler en éclats à jamais... Un soir comme les autres, ses voisins demandent à Keith de garder Amy, leur fille de huit ans. Au petit matin, Amy est introuvable. Très vite, l'attention de la police se porte sur Keith et ce dernier, pataud et mal dans sa peau, se défend maladroitement. Du jour au lendemain, Eric devient l'un de ces parents qu'il a vus, à la télévision, proclamer leur foi dans l'innocence de leur enfant. Alors que l'enquête de la police se recentre autour de Keith, Eric doit lui trouver un avocat et le protéger contre les soupçons croissants de la communauté. Mais est-il tout à fait sûr de l'innocence de son fils ? Si Keith était coupable, et s'il était prêt à répéter son geste... Quelle devrait être alors la responsabilité d'un père? 

Mon avis:

Charmant Thriller que m'avait conseillé un libraire enthousiaste d'Angers. Le récit des feuilles mortes repose entièrement sur l'histoire vécu par un père de famille confronté directement à un drame. Eric Moore est à la tête d'une famille sans histoire, heureuse avec une femme qu' il aime toujours, qu'il trouve belle, un fils unique en crise d'adolescence, un frère un peu marginal et alcoolique qui trouve refuge fréquemment dans cette famille, un père pas toujours facile mais en maison de retraite qu'il voit une fois par semaine, un petit magasin de photo où toute la ville défile. Bref, une famille normale comme on en trouve partout. Eric Moore est satisfait de sa vie, heureux même. Et puis, un soir, les voisins demandent en urgence à Keith, le fils de garder leur fille Amy. Au petit matin, celle-ci a disparu et Keith est le dernier à l'avoir vu. Le père d'Amy devient fou de douleur et accuse Keith. Ce mystère, l'absence du corps d'Amy, les soupçons pesés par les parents d'Amy, les policiers et toute la communauté de la petite ville sur Keith vont pousser Eric à voir différemment son fils, sa famille, son histoire personnelle et plus largement sa vie. Qui sont vraiment les membres de sa famille? Eric ne reconnaît plus l'image de sa famille telle qu'il l'avait toujours vu.

"Le soupçon est un acide . Il ronge tout ce qu'il touche . Il s'attaque à la surface des choses en y laissant une marque indélébile . (...) Il détruit la confiance niveau par niveau . Et creuse toujours plus profond ."

Ce thriller pose plusieurs questions très pertinentes:
- Comment les antécédents familiaux peuvent façonner une vie
- les différentes facettes d'une histoire familiale vécue par des membres d'une même fratrie
- peut-on même concevoir que l'un de ses enfants puissent commettre l’irréparable?
- peut-on ne pas apprécier (et donc aimer) son enfant?

"Qu'est-ce que l'amour filial sinon aimer des gens que l'on n'aimerait pas ?"

"Cette vérité me frappa comme un coup de marteau : mon fils me répugnait. Je détestais sa façon de traîner les pieds, ses cheveux sales, son absence d'énergie. Et pourtant, j'avais tout fait pour cacher mes pensées. [...] J'avais oeuvré à cacher mes sentiments, et j'avais échoué. Car s'il semblait ne s'apercevoir de rien, Keith avait vu clair en moi, et il souffrait en silence de mon mépris."

J'ai trouvé que les Feuilles mortes était un bon thriller, bien accrochant, très bien écrit (avec un style très clinique et quasiment scientifique, correspondant à l'introspection effectuée par Eric Moore sur sa vie avec le plus d’objectivité possible, comme si il ouvrait les yeux pour la première fois). J'ai énormement apprécié les toutes premières pages du livres où Eric retrace le cours de sa vie, sa rencontre avec Mérédith, son mariage, ses premières années de galères financières, l'arrivée de son fils Keith, les premiers anniversaires... j'ai trouvé que ce procédé était particulièrement astucieux (et ça m'a un peu rappelé les premières minutes  du film Pixar "Là-Haut" que j'avais trouvé tellement émouvantes).

Livre lu (et que je conseille) dans le cadre du Challenge Thrillers et Polar organisé par Liliba


0 Challenge Thrillers & Polars 2014 Liliba

mardi 23 juillet 2013

Challenges... encore des challenges...

Plusieurs challenges m'ont fait de l’œil ces derniers temps, d'autant plus qu'ils correspondaient à mes envies livresques du moment.

Ayant découvert très récemment l'univers de Jasper Fforde avec l'Affaire Jane Eyre (et découvert que ce livre totalement barré n'était que le début d'une série), je me laisserais bien tentée par deux challenges largement associées: Le challenge des lieux imaginaires Edition 2013 organisé par Arieste :
logo-challenge-lieux-imaginaires

Arieste nous propose donc d'explorer des lieux imaginaires qui ne figurent sur aucune carte géographique (officielle) à travers la littérature, les films, les jeux vidéos... et ce, jusqu'au 15 décembre 2014, date de sortie du dernier The Hobbit.

Tout ce qui se rattache à ce thème est donc autorisé (et encouragé bien sur!). En outre, Arieste nous propose de classer les lectures (ou autres) en 5 catégories :

- Les villes et lieux isolés 
- Utopie et Uchronie 
- Dystopies et lieux cauchemardesques 
- Les mondes imaginaires anciens (avant 1950) 
- Les mondes imaginaires (après 1950) 
Le deuxième challenge est plus directement lié à l'héroïne de Jasper Fforde, Thursday Next. Et vu que je compte bien continuer la série... c'était tout vu!
Alice du blog Books are my wonderland, nous propose donc de se plonger dans l'immensité des œuvres-références citées dans la série Thursday Next et à partir de 5 livres lus, ce challenge est considéré comme réussi!
voilà je ne vais pas mettre l'ensemble de la liste des œuvres citées (bien trop importante) mais vous pouvez la trouver ici.
the thursday next challenge, jasper fforde

Les deux logos de ces challenges sont en outre trop jolis....
Et puis, d'autre challenge m'ont titillée et je ne peux pas y resister. Tout d'abord, il y a le Challenge Marry Me organisé par George qui nous propose de lire et/ou regarder des films tournant autour du mariage ou comportant les mots-clés du mariage jusqu'au 7 mai 2015.
1. Mariage sur couverture : Lire que les romans qui comprennent le mot "mariage", "épous(e)", "épouser", "noces", "alliance", "femme" (quand il désigne la femme mariée), "Mari", "mariée" etc. dans le titre.
2. Mariage en technicolor : Voir que des films dont le thème principal est le mariage et dont le titre, comme pour les romans, doivent comprendre les mots-clefs cités plus haut.
3. Mariage pour le meilleur et pour le pire : vous souhaitez autant lire des romans que voir des films (selon les mêmes consignes !)
Je suis bien tentée par la troisième catégorie (parce qu'une petite comédie -ou pas- avec l'un des mots-clés fait toujours du bien ^-^).
NB: j'ai déjà un livre chroniqué pour ce challenge : Drôle de temps pour un mariage de Julia Strachey. 
Challenge marry me
Logo toujours aussi sympa, que ces filles sont douées!!
Ensuite, puisque je n'ai toujours pas épuisé la ressource... Missycornish du Blog Art de Lire nous propose un challenge sur les Sœurs Brontë. Et en plus, Missycornish est géniale puisqu'elle accepte les liens rétroactifs! youpi. j'ai donc déjà deux participations avec Agnès Grey et La dame de Wildfell Hall .
Et je choisi le logo avec Michael Fassbender.... bah ouais!
C'est pas un peu fini??? Et ben non!!!
Parce qu'en général, j'intercale un polar/thriller/policier entre chaque lecture, j'ai vu avec plaisir que Liliba renouvelait son Challenge Thrilleret Polar  jusqu'au 5 Juillet 2014 avec 3 catégories:
Touriste planqué : 8 thrillers ou polars au choix
Téméraire du dimanche : 15 thrillers ou polars au choix
Même pas peur : 25 thrillers ou polars au choix
Je me suis donc inscrite dans la catégorie Téméraire du dimanche... parce que je pense pouvoir le faire facilement... les polars restent pour moi les lectures les plus faciles et rapides (au détriment de mon sommeil parfois...).

0 Challenge Thrillers & Polars 2014 Liliba
Et un petit logo qui fait bien froid dans le dos!

Et c'est tout maintenant????
mouais mouais, nan je crois pas....
Dawn nous propose donc un challenge consacré à la littérature Irlandaise... et je retourne régulièrement vers ce pays, du moins à travers les livres et les films...à défaut de pouvoir déguster un Irish Stew et une bonne Guin*ss sur place.
J'aime les moutons en bonne zootechnicienne, donc ce sera ce beau logo
Dawn nous propose d'associer à ce challenge toute lecture, film (dont le lieu se situe en irlande ou le réalisateur est irlandais) et bien sur, la musique aussi (pas d'Irlande sans musique!). Et le challenge est illimité. à partir de 5 participations, le challenge est considéré comme réussi!

Pfiou, je vais être occupé pour au moins jusqu'en 2015 à ce rythme là! J'en ai assez??? arrrfff, on me sussure qu'un mois américain et un mois québécois se préparent sur la blogosphère.... mais j'en parlerais plus tard. une fois que j'aurais un peu fixé mes idées. Tout comme le challenge du Commonwealth organisé par une bouteille à la mer mais je n'ai toujours pas fait mon choix....